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Headhunter Jauch : Faire le bon compromis entre croissance et risques est essentiel pour un private banking durable

Reto Jauch, chasseur de têtes, argue que les banques privées suisses doivent concilier croissance agressive et gestion disciplinée des risques, en plaçant la gouvernance et le respect des lois au centre de leur stabilité à long terme.

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Helena Vásquez · Business Desk · 21 Aug 2026 · 10:18 · 2 min de lecture
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Headhunter Jauch : Faire le bon compromis entre croissance et risques est essentiel pour un private banking durable

Les banques privées suisses sont confrontées à un problème persistant : concilier des ambitions de croissance agressives et une gestion rigoureuse des risques. Reto Jauch, de Headhunter, dans un podcast de finews, décrit cette discipline comme la pierre angulaire du secteur : une réussite durable repose sur le maintien d'un équilibre entre la croissance et la prudence.

La tension entre la croissance et la discipline en matière de gestion des risques est évidente chez Julius Bär, qui a publié de solides résultats semestriels malgré les interrogations des analystes quant à la capacité de l'institution à poursuivre sa croissance sans compromettre ses dispositifs de contrôle des risques. Jauch rejette l'idée que ces objectifs sont en réalité contradictoires. Au lieu de cela, il souligne que la capacité à concilier les deux simultanément, sans osciller entre des phases d'expansion agressive et de désinvestissement brutal, est ce qui distingue les institutions résilientes de celles qui sont vulnérables face aux crises.

Au cœur de cet équilibre se trouve le rôle du conseil. Jauch affirme que les comités de supervision doivent définir l’appétit pour le risque d’une institution et encourager une culture de débats rigoureux, où des questions critiques sont soulevées et les opinions divergentes ne sont pas opprimées par la loyauté. « Dès que les décisions sont motivées par la loyauté plutôt que par un examen critique, l’organisme devient exposé à des risques importants », avertit-il.

Les stratégies excessivement défensives comportent leurs propres risques. Bien que la prudence excessive puisse éviter des difficultés à court terme, elle peut à terme minoir la compétitivité en restreignant les opportunités de revenus. Jauch préconise une croissance adaptée aux risques, dans laquelle l’expansion est calibrée en fonction de la capacité du banque à prendre des risques plutôt que de la poursuivre à tout prix. Il insiste sur la prudence à l’égard des modèles cicriques de croissance agressif suivis d’un recul abrupt, décrivant ces stratégies « stop-and-go » comme étant préjudiciables tant à la performance durable qu’à la confiance des parties intéressées.

La conformité reste un pilier essentiel, surtout pour les banques suisses faisant face à un contexte réglementaire de plus en plus complexe, façonné par les mutations géopolitiques. Jauch met en lumière le fait que se reposer uniquement sur les talents externes est insuffisant ; les institutions doivent investir dans le renforcement des compétences de leurs équipes afin de répondre aux exigences qui évoluent constamment. La formation ne devrait pas être considérée comme un poste de dépenses, mais plutôt comme une nécessité stratégique, compte tenu de la rareté des professionnels spécialisés en conformité. Retarder l'investissement dans les capacités internes peut entraîner des coûts supplémentaires à long terme et des vulnérabilités opérationnelles.

Il n'existe pas de formule universelle pour une croissance durable dans le secteur de la banque privée, constate Jauch. Le rythme optimal dépend du modèle d'affaires d'une banque, de sa position sur le marché et des conditions géopolitiques générales. La réputation de la Suisse en tant que hub financier stable peut attirer des capitaux dans certains contextes, tandis qu'au contraire, la différenciation par la technologie et les services aux clients devient déterminante dans d'autres. Les attentes des actionnaires jouent aussi un rôle : Jauch conseille aux banques d'éviter de surpromettre en matière d'objectifs de croissance qui ne correspondent pas à leur réalité opérationnelle. Son analogie souligne ce point : les investisseurs dans une voiture de sport attendent des paramètres de performance différents de ceux des investisseurs dans un tracteur – et les banques doivent veiller à que leurs engagements soient conformes à leurs capacités.

Cet article a été produit avec l'assistance de l'IA et édité par un journaliste de Finance Review Daily.
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Par
Helena Vásquez
Business Desk

Helena covers corporate news for listed and private companies across Europe, from strategy shifts to leadership changes, with an eye for what a story signals about the broader market.

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