Les contrats à terme sur l’or se sont approchés des 4 400 dollars l’once mardi, prolongeant leur hausse alors que les investisseurs évaluaient les tensions au Moyen-Orient et les perspectives des données américaines sur l’inflation, susceptibles d’influencer les décisions de la Réserve fédérale.
Le métal précieux, qui a fortement progressé ces dernières séances, a bénéficié d’une demande de valeur refuge dans un contexte d’incertitude autour du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport du pétrole. Les rapports évoquant d’éventuelles perturbations de cet axe, essentiel pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, ont accru l’aversion au risque sur les marchés.
Les investisseurs restaient également focalisés sur la publication, mercredi, de l’indice des prix à la consommation (CPI) américain. Ces chiffres pourraient éclairer davantage la tendance inflationniste et confirmer ou infirmer les anticipations de baisses de taux de la Fed, dont la trajectoire monétaire reste un moteur clé pour le cours de l’or.
Les analystes soulignent que la récente vigueur de l’or reflète des inquiétudes plus larges quant à la stabilité géopolitique et à l’évolution de la politique monétaire. Le métal a progressé de plus de 20 % depuis le début de l’année, porté par les achats des banques centrales et une demande soutenue des particuliers, notamment en Chine et en Inde.
La prochaine réunion de politique monétaire de la Fed est prévue mi-septembre, les marchés anticipant une probabilité d’environ 60 % d’une baisse des taux. Tout écart par rapport à ces attentes pourrait déclencher une volatilité sur l’or et les marchés financiers dans leur ensemble.
Pour l’instant, la dynamique haussière de l’or se poursuit, avec une résistance technique observée près du seuil des 4 400 dollars. Une cassure durable au-dessus de ce niveau pourrait stimuler les achats, tandis qu’un repli en dessous de 4 300 dollars pourrait signaler une prise de bénéfices à court terme.



