General Mills (GIS) a publié des résultats du premier trimestre qui ont dépassé les attentes des analystes en matière de bénéfices et de revenus, mais le titre a chuté lors de la séance de bourse de lundi, alors que la société indiquait que les progrès concernant la reprise de sa part de marché restaient inégaux.
Le bénéfice par action ajusté a atteint 0,75 dollar, ce qui dépasse les 0,72 dollar prévu, soit une surprise de 4,2 %. Le chiffre d'affaires de 4,4 milliards de dollars a dépassé l'estimation de 4,34 milliards de dollars, soit une hausse d'environ 1,4 %. Les actions de l'entreprise ont diminué d'environ 1,2 % à 35,03 dollars dans les transactions avant l'ouverture, après avoir clôturé à 35,45 dollars vendredi.
Malgré cette baisse, General Mills a reconnu que son segment de détail en Amérique du Nord continuait à faire face à des difficultés. La consommation de produits en vente à emporter dans le détail a diminué de 2 % en base comparable au 1er trimestre, bien que la société ait noté que sa part en dollars s'était améliorée de 2 points de pourcentage par rapport au trimestre précédent et que sa part de marché avait progressé dans la plupart des catégories.
"Nous n'avons pas encore atteint la croissance", a déclaré Dana McNabb, directrice générale des opérations, lors de la conférence téléphonique sur les résultats.
La direction a fourni des mises à jour granulaires sur les principales catégories. La part de marché des céréales a diminué fortement, de 0,9 % l'année précédente à 0,1 % au cours du premier trimestre, tandis que l'amélioration de la part de marché des soupes a suivi une tendance similaire, avec une diminution de 0,1 % contre un taux de 0,4 % l'année précédente. Les pertes d'affaires de Totino's sont tombées à Match Premium 15 volume. Les en-cas fruités ont augmenté de près de 13 % au premier trimestre, bien que la société ait annoncé une augmentation de la concurrence de la part de marques insurgentes plus petites. Les résultats des produits pour animaux de compagnie ont inclus un léger ralentissement, exprimé en chiffres inférieurs à une dizaine, lié à la normalisation des stocks dans la mesure où le profil de la clientèle évolue vers des clients ayant des stocks plus faibles ; l'acquisition de Whitebridge a contribué d'environ un point à la croissance de la filiale, avec environ 15 points de base ajoutés aux résultats du groupe, avec un décalage de un mois.
En termes de prix, General Mills a indiqué que l'inflation s'est établie autour de 4 % au premier trimestre, près de l'extrémité inférieure de sa fourchette de 4 % à 5 %, et qu'elle devrait se maintenir à ce niveau au cours des trimestres 2 et 3 avant de remonter à environ 6 % au quatrième trimestre.
La société a également mis en avant sa volonté d'innover en termes de produits, soulignant que ceux-ci représentent maintenant 5 % des ventes nettes, contre 3 % il y a deux ans, après une hausse d'environ 50 % du nombre de nouveaux produits lancés. Le commerce en ligne représente désormais plus de 20 % des ventes de produits pour l'homme et 30 % de celles des produits pour animaux de compagnie. Le CEO Jeff Harmening a mis en avant la stratégie d'acquisition comme facteur de croissance, citant Tiki Cat, dont les ventes ont grimpé à un rythme de double chiffres depuis son acquisition.
Sur le plan financier, General Mills a affiché un niveau de marge de profit brut de 33,7 % au cours des douze derniers mois. Le ratio endettement/EBITDA se situe légèrement au-dessus de 4 fois, contre un objectif de 3 fois affiché par la direction, niveau que celle-ci s'attend à atteindre dans les prochains deux ans. Le ratio dette/actif se situe à 1,89.
Les économies de coûts devraient atteindre 750 millions de dollars au cours de l'exercice 2027 et 3 milliards de dollars d'ici l'exercice 2030, répartis entre 2 milliards de dollars provenant des initiatives « Harmony », « Modernization » et « Margin », ainsi que 1 milliard de dollars des efforts de transformation. Environ 75 % des besoins attendus en blé pour l'année sont actuellement couvert.
Le conseil a réaffirmé son dividende, marquant 56 années consécutives de maintien du dividende.













