Fortescue Metals Group a annoncé mardi avoir suspendu un de ses cadres supérieurs dans l'attente des résultats d'une enquête sur des allégations de harcèlement sexuel, alors que la société fait l'objet d'une surveillance plus générale de sa politique de conduite au travail.
La suspension intervient après que le journal australien Australian Financial Review ait signalé début mai que des accusations avaient été portées contre ce fonctionnaire, qui n'a pas été nommé. Fortescue a déclaré avoir engagé le cabinet d'avocats MinterEllison pour mener un examen indépendant des allégations. La minière n'a pas divulgué l'identité ni le rôle du fonctionnaire, bien que le chef de l'énergie, Gus Pichot, ait évoqué cette question lors d'une convocation de présentations des résultats la semaine dernière, affirmant que les avis juridiques à l'époque n'exigeaient pas la suspension.
La société a déclaré 98 violations à caractère psychosocial – notamment harcèlement sexuel, violations d'éthique et autres incidents – parmi ses 16 154 employés au cours de la dernière année financière, soit une baisse de 20 % par rapport à la période précédente. Fortescue a licencié 11 employés au cours de l'année pour des violations du code de conduite liées à la discrimination et au harcèlement sexuel, et des enquêtes ont confirmé 13 cas de contacts sexuels inappropriés, 10 cas de harcèlement sexuel et un cas d'agression sexuelle.
La suspension fait suite à une action collective intentée contre Fortescue en juillet, alléguant une conduite systématique sur le lieu de travail, notamment du harcèlement sexuel et de la discrimination fondée sur le sexe. Ce procès a été intenté par le cabinet d'avocats JGA Saddler, qui a déjà visé Rio Tinto et BHP avec des réclamations similaires à la fin de 2024. Fortescue n'a pas commenté le litige au-delà de la confirmation que l'enquête externe est en cours.
La déclaration de Fortescue a souligné qu’elle continuera à solliciter des conseils juridiques et de gouvernance externes tout au long du processus. La société n’a pas indiqué de calendrier pour la conclusion de l’enquête ni de futures mesures possibles.












