Les actions européennes sont restées globalement stables mercredi, les gains des valeurs technologiques, conduites par les perspectives optimistes d'Nvidia, étant contrebalancés par les baisses des bancaires et des blue chips français, ce qui a conduit le STOXX 600 à reculer de 0,7 % à 651,85 points, soit la clôture la plus faible de l'indice depuis un mois.
Le CAC 40 a reculé de 1,7% en enregistrant un point bas d'un mois, sous la pression de la chute de 4% à 5% subie par les banques françaises, notamment BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole. Les services publics et l'immobilier ont également diminué de 1,3% et 0,7% respectivement, alors que les secteurs sensibles aux taux se sont montrés plus frileux. Le DAX a contrecarré la tendance, en grimpant de 0,3%.
Les titres technologiques ont été le seul point fort, progressant de 1,8 % comme le commentaire optimiste de Nvidia a soutenu les fabricants de processeurs et les sociétés de logiciels. Nemetschek avancé de 9,9 %, le plus forte gain duréférence, tandis que les titres de logiciels plus généraux ont bénéficié d'un appui après que Bank of America Global Research n'ait pas retrouvé de preuves de perturbation ou de concurrence au cours du deuxième trimestre.
Le groupe français des spiritueux Pernod Ricard a reculé de 4,6 % après que ses prévisions de ventes pour 2026 aient failli aux attentes, citant l'atonie des marchés américain et chinois. La société de construction Eiffage a chuté de 7,4 %, touchant le fond du Stoxx 600 après des résultats semestriels décevants.
L'inquiétude des investisseurs concernant la situation budgétaire de la France s'est accentuée avant l'examen de la note de la dette de ce pays vendredi par Fitch, aggravée par l'incertitude politique liée au débat présidentiel à venir et par les inquiétudes liées aux propositions de politiques populistes. Le déficit élevé de la France dans la zone euro a accru le contrôle des négociations budgétaires et l'impact potentiel des agendas de l'extrême gauche et de l'extrême droite.
Les analystes de City Index soulignent le rôle du débat dans l'amplification des risques financiers et politiques. Fiona Cincotta, Senior Market Analyst, note que des positions politiques plus extrémistes pourraient entraîner des politiques populistes exerçant une pression sur les niveaux de la dette et les rendements. L'attention se concentre également sur le symposium Jackson Hole de la Réserve fédérale, où le nouveau président, Kevin Warsh, doit faire ses premiers discours publics.
En Allemagne, le sentiment des consommateurs devrait légèrement s'améliorer en septembre, tandis que les prévisions économiques et les revenus augmentent, bien que les ménages restent prudents quant aux dépenses, face à des difficultés persistantes dans l'économie.












