Le gaz naturel européen est resté proche de ses pics pluriannuels le 10 septembre, stimulé par l'escalade des tensions dans le Golfe Persique qui menace une voie maritime de transit cruciale et un déficit en stockage d'énergie en Europe, ce qui rend la région vulnérable aux chocs d'approvisionnement.
Dans le secteur néerlandais, le contrat au mois en cours a progressé de 0,5 % pour atteindre 79,64 euros le mégawatt-heure, se rapprochant de son niveau le plus élevé depuis 2023, auquel il a été confronté mercredi. Au Royaume-Uni, le contrat de revente de la NBP a gagné 0,6 % pour atteindre 198,00 pence le therm, se rapprochant du seuil psychologiquement important des 200 p et se situant près de son point le plus haut depuis la fin de 2022.
Le pétrole brut est également restéstable au-dessus de 100 $ le baril, ce qui amplifie la prime de risque générique attachée au conflit régional en cours.
Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont lancé des frappes coordonnées sur plusieurs villes saoudiennes, tandis que les États-Unis ont mené des frappes directes contre plusieurs pétroliers iraniens. L'Iran a riposté en lançant un attaque avec des missiles contre une base militaire américaine en Jordanie. Les combats ont soulevé de nouvelles préoccupations concernant le transit maritim dans le détroit d'Hormuz, qui transporte environ 20 % du trafic mondial de gaz naturel liquéfié, principalement en provenance du Qatar.
Les stocks de gaz de l'Europe restent sous pression en vue de la saison de chauffage d'hiver. Les installations souterraines étaient remplies à environ 62 % de leur capacité, ce qui correspond à environ 17 points de pourcentage de moins que la moyenne annuelle sur cinq années, selon les données de Gas Infrastructure Europe.
Par ailleurs, les marchés des capitaux prêtaient pratiquement toute la possibilité d'une hausse des taux d'intérêt de 25 points de base de la part de la Banque centrale européenne, qui porterait le taux directeur de la facilité de dépôt à 2,50 %. Le conseil de direction de la BCE, dirigé par la présidente Christine Lagarde, devait annoncer sa décision plus tard dans la journée du 10 septembre.












