L'indice de référence brésilien, l'Ibovespa, a gagné 1,85 % pour clôturer à 171.031,73 points vendredi, enregistrant une progression hebdomadaire de 2,45 %, les gains de Vale et des grandes banques compensant les prises de bénéfices sur Petrobras.
Le real brésilien s'est apprécié de 1 % face au dollar américain, se négociant à 5,14 réaux à la clôture, après une série de replis qui avaient poussé la devise à des plus-basses de plusieurs mois. Ce mouvement reflète une pression atténuée sur l'unité locale, alors que les attentes évoluent autour du paysage électoral et du horizon politique du Brésil.
Les investisseurs étrangers ont poursuivi leur désengagement des actifs brésiliens, retirant 1,6 milliard de réaux de la bourse B3 le mercredi 19 août, portant les sorties nettes du mois à 22 milliards de réaux. Les entrées cumulées depuis le début de l'année restent positives à 14,4 milliards de réaux, même si la tendance récente souligne la prudence des investisseurs en prévision du scrutin présidentiel d'octobre.
Les développements politiques ont soutenu les marchés locaux, les sondages montrant un resserrement de l'écart entre le président Luiz Inácio Lula da Silva et son challenger, Flávio Bolsonaro. La campagne de Flávio a renforcé son équipe économique avec sept nominations issues de l'ancien gouvernement du ministre de l'Économie Paulo Guedes, signalant un possible changement de priorités politiques.
Le ministre des Finances, Dario Durigan, a indiqué qu'un second mandat de Lula privilégierait la suppression progressive du rythme de travail 6x1 et la baisse des taux d'intérêt, tout en maintenant la discipline budgétaire. Lula doit rencontrer mercredi les leaders du Congrès pour faire avancer un projet clé de mesure provisoire instituant un impôt sur les achats internationaux, une disposition dont le délai d'application expire le 8 septembre.
Du côté des matières premières, le pétrole Brent a enregistré une sixième séance consécutive de hausse, soutenue par les menaces de nouvelles sanctions américaines contre l'Iran. Les pourparlers entre Téhéran et Oman visant à stabiliser le trafic dans le détroit d'Ormuz ont apporté un soulagement limité aux marchés de l'énergie, dans un contexte de risques géopolitiques persistants.













