Le ratio de la dette publique du Brésil est monté à 81,9 % du PIB au cours du mandat de Luiz Inácio Lula da Silva, en hausse de plus de 10 points de pourcentage depuis 2023, selon Adolfo Sachsida, conseiller de campagne. Flavio Bolsonaro, sénateur et fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, a proposé un plafond constitutionnel de la dette qui imposerait automatiquement des restrictions de dépenses si la dette publique brute dépasse 65 % du PIB.
Ce mécanisme reprendra le cadre fiscal adopté pendant le gouvernement de l'ancien président Michel Temer en 2016, qui plafonnait initialement la croissance des dépenses fédérales à l'inflation, avant d'être affaibli par l'introduction d'exceptions. Sachsida, avocat et économiste qui sert de conseiller principal de campagne de Bolsonaro, a indiqué sur les réseaux sociaux que la proposition vise à placer la trajectoire financière du Brésil sur une voie durable en liant les limites de dépenses directement aux niveaux de la dette.
En vertu des règles fiscales actuelles du Brésil, instaurées en 2023, la croissance de la dépense publique en valeur réelle est autorisée à augmenter de 0,6 % à 2,5 % par an. Dans le cadre de sa campagne, Bolsonaro a évoqué la réduction de cette valeur à 1,5 % dans le cadre de mesures plus générales de restrictions budgétaires. Cette proposition remplacera le cadre de Lula par une contrainte plus rigide, susceptible de limiter la croissance de la dépense publique en valeur réelle à zéro si le niveau de la dette dépasse le seuil de 65 %.
L'élection présidentielle est prévue le 4 octobre 2026, avec un deuxième tour le 25 octobre en cas où aucun candidat ne remporterait la majorité. La campagne de Bolsonaro n'a pas encore détaillé la manière dont le plafond de la dette interagira avec les règles fiscales en vigueur au Brésil ni le calendrier d'approbation législative.













