Le conglomérat industriel ThyssenKrupp AG a annoncé, mardi, un chiffre d'affaires pour le troisième trimestre supérieur aux attentes des analystes, bien qu'il ait abaissé son objectif de bénéfice par action pour l'année fiscale 2026. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 9,8 milliards d'euros pour les trois mois se terminant le 31 mars, en hausse de 4% par rapport au même trimestre de l'année précédente et dépassant les prévisions des analystes de 9,5 milliards d'euros. Cette augmentation s'explique par une demande accrue dans ses divisions de services de matériaux et de composants industriels.
Bien que le chiffre d'affaires ait dépassé les attentes, ThyssenKrupp a abaissé son objectif de bénéfice par action pour l'année fiscale se terminant le 30 septembre 2026 à une fourchette de 1,20 à 1,50 euro, en baisse par rapport à son objectif précédent de 1,80 à 2,20 euro. La direction a attribué cette révision à la suite de perturbations persistantes dans les chaînes d'approvisionnement et à des coûts énergétiques élevés, qui ont pressé les marges dans ses segments clés de l'acier et de l'automobile.
Le directeur général Oliver Burkhard a noté que même si des améliorations opérationnelles étaient en cours, l'environnement extérieur restait difficile. "Nous restons concentrés sur l'exécution de notre plan de transformation, mais les vents de macro-économie pèsent sur la rentabilité à court terme", a déclaré Burkhard dans un communiqué.
Les analystes attendaient que ThyssenKrupp maintienne son objectif de bénéfice par action pour 2026, avec des estimations de consensus compilées par Refinitiv pointant à 1,95 euro par action. Les actions du groupe ont chuté de 3,2% en bourse de Francfort après l'annonce, prolongeant les pertes de la séance.
ThyssenKrupp, qui a été en train de réorganiser son activité pour se concentrer sur des services industriels à marges élevées, a également réaffirmé son objectif de chiffre d'affaires pour l'année entière de 38 à 40 milliards d'euros. Le groupe a été en train de vendre des actifs non stratégiques, y compris une vente prévue de sa division des ascenseurs, pour simplifier ses opérations et réduire ses dettes.
L'actualisation des résultats vient en même temps que l'industrie européenne lutte contre une faible demande dans les marchés clés, notamment l'automobile et la construction. La performance de ThyssenKrupp reflète les défis plus larges auxquels sont confrontés les fabricants allemands, où la production énergivore et les coûts salariaux élevés érodent la compétitivité.



