Les actions russes ont reculé vendredi, l'indice MOEX Russie encaissant une perte de 2,10 % pour se terminer en baisse. Ce palier de référence, qui suit les performances des principales et des actions les plus liquides de la Bourse de Moscou, a poursuivi ses pertes alors que les investisseurs naviguaient dans un mélange de pressions domestiques et externes.
Les volumes commerciaux sont restés modérés, les baisses étant menées par des noms de premier plan dans l'énergie, les finances et les biens de consommation. Le secteur de l'énergie, un facteur clé du marché russe, a été confronté à des vents contraires en raison des prix du pétrole mondial en constante fluctuation et des contraintes liées aux sanctions sur les exportations. Les finances ont également pesé sur l'indice, les principales banques sous-performant en raison des préoccupations persistantes sur la liquidité et les risques réglementaires.
Les analystes ont attribué la faiblesse généralisée à une combinaison de prise de profits, d'un sentiment d'investisseur prudent et de faibles catalyseurs pour un rebond à court terme. Les facteurs externes, notamment les tensions géopolitiques et les taux d'intérêt mondiaux élevés, ont continué à réduire l'appétit pour les actifs liés à la Russie.
L'indice MOEX Russie, qui est émis en roubles, a chuté d'environ 15 % sur l'année, sous-performant de nombreux de ses pairs du marché émergent. La performance récente de l'indice a été marquée par de la volatilité, reflétant l'incertitude sur l'orientation économique de la Russie et l'environnement réglementaire en évolution.
Pour la séance, 22 des 50 composants de l'indice ont enregistré des baisses, tandis que 28 ont fini par se terminer en hausse. Les plus grandes pertes ont été observées dans les poids lourds de l'énergie et des finances, contrebalancées par des gains modestes dans des secteurs industriels et d'utilité sélectionnés.



