Le prix du pétrole s’envole près de son plus haut en deux semaines en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz et des attaques des Houthis
Le baril de Brent frôle les 85 dollars alors que les perturbations maritimes dans le détroit d’Ormuz et les frappes des rebelles Houthis en mer Rouge accentuent les risques sur l’approvisionnement.

Les cours du pétrole ont progressé lundi, s’approchant de leurs plus hauts niveaux en deux semaines, en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz et des attaques persistantes des Houthis en mer Rouge, qui alimentent les craintes sur l’offre énergétique.
Le baril de Brent, référence mondiale, s’échangeait à 84,60 dollars en début de séance européenne, en hausse de 1,2 % sur la journée, se rapprochant des niveaux atteints il y a deux semaines. Cette dynamique reflète les risques géopolitiques persistants ayant perturbé les principales routes maritimes du Moyen-Orient.
Le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le transit pétrolier mondial, reste effectivement fermé en raison des tensions régionales, tandis que les miliciens Houthis au Yémen continuent de cibler des navires commerciaux en mer Rouge. Ces attaques ont contraint plusieurs compagnies maritimes à dérouter leurs cargaisons autour de l’Afrique australe, alourdissant les délais et les coûts du commerce international.
Les analystes de Goldman Sachs estiment que ces perturbations pourraient réduire l’offre mondiale de pétrole de jusqu’à 1 million de barils par jour si la situation devait s’aggraver. "La combinaison de la fermeture d’Ormuz et des frappes en mer Rouge crée un risque tangible sur l’approvisionnement", souligne la banque dans une note adressée à ses clients. L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a également mis en garde contre une possible volatilité des prix à court terme en raison de cette incertitude.
La prime géopolitique sur les marchés pétroliers s’est encore accentuée avec des informations faisant état d’une baisse des exportations irakiennes, un grand producteur de l’OPEP, dans un contexte d’instabilité politique interne. Bien qu’OPEP+ n’ait pas encore évoqué la tenue d’une réunion d’urgence, les observateurs du marché estiment qu’un prolongement des perturbations pourrait inciter à une action coordonnée pour stabiliser les prix.
Pour l’heure, les traders intègrent une prime de risque de 5 à 7 dollars par baril, selon les estimations du marché. La situation reste très volatile, sans signe immédiat de désescalade ni dans le détroit d’Ormuz ni en mer Rouge.
Cette hausse des prix intervient après une semaine de volatilité marquée par des signaux contradictoires émanant d’OPEP+ concernant les coupes de production et les perspectives de demande. Toutefois, les risques géopolitiques actuels ont pris le pas sur ces fondamentaux, poussant les cours à la hausse.
Sophie covers currency markets and central bank policy across Europe, with a focus on how rate decisions ripple through FX pairs. She has been tracking the ECB's policy path since the start of the current easing cycle.
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