Les marchés mondiaux étaient à l'arrêt lundi, car les investisseurs attendaient les détails de la nouvelle stratégie de sanctions économiques des États-Unis, avec les prix du pétrole en baisse et les rendements des obligations restants proches de leurs plus hauts niveaux en deux décennies.
Le dollar s'est stabilisé par rapport à ses pairs majeurs après une baisse en fin de semaine, tandis que les contrats à terme du brent ont baissé de 1,5 % lors des transactions asiatiques, les craintes concernant les éventuelles perturbations des flux de pétrole dans le Golfe pesant sur l'ambiance. Les rendements des obligations américaines à 30 ans, référence, restent proches de 5,25 %, soit juste au-dessous du pic de 19 ans atteint la semaine dernière à 5,3371 %, reflétant la persistance de la inflation et des préoccupations budgétaires.
Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent doit présenter la feuille de route des sanctions de son administration lors d'une conférence de presse prévue à 16 h HE, et les traders examinent avec attention les signaux concernant l'application et la portée de ces mesures. Cette annonce fait suite à la promesse de l'Iran d'arrêter toutes les exportations de pétrole du Golfe si la campagne économique s'intensifie, une menace qui souligne les enjeux géopolitiques. L'Iran fait face à des sanctions quasi-continuelles depuis la Révolution islamique de 1979, un contexte qui accentue les effets potentiels de toute nouvelle mesure.
Les analystes préparent cependant l'avertissement que cette volonté de sanctionner, qui devrait s'étaler sur des mois ou des années, pourrait signifier un changement plus général dans la stratégie américaine, notamment une admission selon laquelle l'action militaire n'a pas permis de résoudre le conflit et que les hostilités pourraient persister. Cette approche fait l'objet d'un examen critique pour ses effets économiques retardés, car les critiques affirment que le plan de rachat d'obligations proposé par le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, fait peu pour résoudre les déséquilibres budgétaires structurels, et consiste simplement à échanger une dette à long terme contre une dette à courte durée à des rendements élevés.
Par ailleurs, les résultats trimestriels de Nvidia, qui seront annoncés mercredi, seront un facteur clé pour l'attitude des investisseurs dans le secteur technologique, puisque les prix des options suggèrent une fluctuation potentielle de 5,0 % à 6,5 % dans une des deux directions. La présidente de la Réserve fédérale, Lael Brainard, est également invitée à prononcer une allocution au symposium de Jackson Hole, vendredi, où ses commentaires sur la politique monétaire et les risques d'inflation pourraient encore influencer les attentes des marchés.
Les mesures prises par les banques centrales régionales sont également au centre de l'attention, notamment un discours de la gouverneure de la Banque de Norvège, Ida Wolden Bache, et l'enquête annuelle d'activité du Chicago Fed de juillet, qui pourraient fournir des signaux supplémentaires sur la dynamique de l'économie. Les développements de la semaine surviennent alors que les décideurs doivent faire cohabiter les risques liés aux sanctions avec les pressions macroéconomiques plus générales, notamment les coûts d'emprunt encore élevés et la croissance inégale dans les principales économies.












