Le produit intérieur brut (PIB) de la Malaisie devrait avoir progressé à un rythme plus soutenu au deuxième trimestre, selon un sondage Reuters, avec une croissance annuelle estimée à 5,8 % en glissement annuel.
Cette accélération s’explique par une demande intérieure soutenue et un rebond des échanges extérieurs, qui ont compensé des conditions plus difficiles dans certains secteurs. Les exportations, moteur clé de l’économie, devraient s’être renforcées, portées par la demande mondiale en électronique et en matières premières.
La consommation des ménages, pilier du modèle de croissance malaisien, est restée résiliente malgré les pressions inflationnistes et la hausse des coûts d’emprunt. L’activité du secteur privé aurait contribué de manière significative à l’expansion, tandis que les dépenses publiques ont apporté un soutien supplémentaire.
Les mesures budgétaires du gouvernement, incluant subventions et investissements dans les infrastructures, ont également joué un rôle dans le maintien de la dynamique économique. Les analystes soulignent que, malgré des vents contraires externes persistants, la diversification de l’économie malaisienne et ses solides liens commerciaux ont permis d’amortir les chocs.
Les données officielles du PIB pour le T2 seront publiées le 15 août, la prévision médiane de 5,8 % marquant une progression par rapport au 4,2 % enregistré au premier trimestre. La récente orientation de la banque centrale, qui a privilégié la croissance malgré les préoccupations inflationnistes, correspond à la trajectoire attendue.
Les économistes suivront de près la répartition des composantes de la croissance, notamment la contribution des secteurs des services et de l’industrie, pour évaluer la durabilité de la reprise.



