L'Iran a déclaré qu'il allait accélérer son programme nucléaire et ses activités régionales si les États-Unis ne respectaient pas pleinement leurs engagements sous l'accord nucléaire de 2015 dans les prochaines semaines. Cette mise en garde a été émise par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Nasser Kanaani, après des mois de négociations enterrées visant à relancer l'Accord global complet sur le plan nucléaire (JCPOA). Selon cet accord, l'Iran s'était engagé à limiter son enrichissement d'uranium en échange du retrait des sanctions économiques imposées par les États-Unis et d'autres puissances mondiales.
M. Kanaani a déclaré que l'Iran allait prendre des mesures non spécifiées pour augmenter ses niveaux d'enrichissement d'uranium et élargir ses activités nucléaires si Washington ne retirait pas les sanctions et ne rétablissait pas les termes de l'accord dans le délai imparti. Le porte-parole n'a pas fourni un calendrier précis mais a indiqué que le délai était mesuré en semaines, et non en mois.
Le JCPOA, négocié pendant l'administration Obama, a été abandonné par l'ancien président américain Donald Trump en 2018, qui a réimposé les sanctions. Depuis lors, l'Iran a progressivement réduit sa conformité avec l'accord, enrichissant l'uranium à des niveaux de pureté plus élevés et restreignant les inspections internationales.
Les analystes notent que la dernière mise en garde de l'Iran signale un potentiel changement de position vers une attitude plus confrontative, en particulier dans la mesure où les négociations ont à plusieurs reprises échoué à produire des progrès. L'Union européenne, qui a médiate les pourparlers, a exhorté les deux parties à revenir à la conformité pour prévenir une nouvelle instabilité dans la région.
Le département d'État américain n'a pas immédiatement répondu à la déclaration iranienne. Le JCPOA demeure un point de contention critique en géopolitique du Moyen-Orient, avec des implications pour les marchés mondiaux du pétrole et la sécurité régionale.


