Les recettes nettes de l’impôt direct en Inde ont progressé de 23 % sur un an, atteignant 8,1 billions de roupies (97,2 milliards de dollars) pour l’exercice clos le 31 mars, selon les données officielles publiées lundi.
Cette hausse, supérieure aux estimations initiales, s’explique par des recouvrements plus élevés que prévu sur l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu des particuliers, compensant un léger recul des recettes issues de la taxe sur les transactions de valeurs mobilières. Le montant enregistré dépasse l’objectif révisé de 7,8 billions de roupies fixé en février, confirmant une activité économique dynamique et une meilleure conformité fiscale.
Les impôts directs, qui englobent l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés, représentent plus de la moitié des recettes fiscales totales du pays. Le gouvernement avait budgétisé 1,4 billion de roupies de collecte pour le dernier trimestre de l’exercice, mais les rentrées effectives ont atteint 1,7 billion de roupies, d’après le ministère des Finances.
Cette progression des recettes fiscales s’inscrit dans un contexte de demande intérieure résiliente et de redressement des bénéfices des entreprises, malgré les vents contraires de l’économie mondiale. Les analystes y voient le résultat d’une formalisation accrue de l’économie, de mécanismes de contrôle améliorés et d’une dynamique économique soutenue dans des secteurs clés comme l’industrie et les services.
Les données provisoires, publiées par le Conseil central des impôts directs, n’intègrent pas les recettes fiscales des États. Le gouvernement devrait publier dans les prochaines semaines une ventilation détaillée des sources de prélèvements, incluant notamment les remboursements effectués et les acomptes versés.
La ministre des Finances, Nirmala Sitharaman, doit présenter le budget complet pour l’exercice 2025-26 le 23 juillet, où les projections de recettes fiscales figureront parmi les points centraux, dans un contexte de consolidation budgétaire en cours.



