IES Holdings Inc. (NASDAQ : IESC) s’impose comme un maillon essentiel, mais encore discret, de l’expansion des centres de données aux États-Unis, un secteur en pleine croissance sous l’effet de la demande croissante en cloud computing et en charges de travail liées à l’intelligence artificielle. L’entreprise, qui propose des services d’installation électrique et mécanique, a vu ses revenus liés aux projets de centres de données progresser fortement ces deux dernières années, bien qu’elle échappe encore à l’attention de la plupart des analystes traditionnels.
Contrairement aux opérateurs hyperscale comme Equinix ou Digital Realty, IESC ne possède ni n’exploite de centres de données. Elle se concentre en revanche sur la construction et la maintenance de leur infrastructure physique – systèmes de distribution électrique, solutions de refroidissement et travaux à haute tension –, des services dont la demande explose avec l’extension des capacités des hyperscaleurs pour répondre aux besoins liés à l’IA. Selon ses derniers rapports, le carnet de commandes d’IESC dans ce domaine a atteint plus de 1,2 milliard de dollars, un chiffre qui illustre son rôle croissant dans l’écosystème.
Les analystes qui suivent IESC soulignent que sa capitalisation boursière d’environ 2,1 milliards de dollars et son chiffre d’affaires de 1,8 milliard en 2023 (exercice clos) la placent dans une catégorie de niche : une entreprise industrielle de taille moyenne, focalisée sur un segment à forte croissance. Si des concurrents comme EMCOR Group (NYSE : EME) et Comfort Systems USA (NYSE : FIX) servent également des clients du secteur des centres de données, la concentration des revenus d’IESC dans ce domaine – estimée à 40 % de son chiffre d’affaires total – la distingue. Ses marges brutes, systématiquement supérieures à 15 %, témoignent en outre de son efficacité opérationnelle dans une industrie exigeante en main-d’œuvre.
Le manque de couverture de Wall Street pourrait s’expliquer par la taille encore modeste d’IESC comparée aux géants traditionnels de l’infrastructure, ainsi que par sa communication limitée avec les investisseurs. L’entreprise a organisé son premier appel avec les analystes depuis plus de deux ans en février 2024, une initiative qui a mis en lumière son exposition aux centres de données. Depuis, son action a progressé d’environ 15 %, surperformant le secteur industriel du S&P 500, bien que les volumes d’échanges restent faibles.
Pour les investisseurs intéressés par la chaîne d’approvisionnement des centres de données, IESC pourrait représenter un choix pertinent pour s’exposer à l’expansion globale de l’infrastructure, d’autant que les hyperscaleurs continuent d’annoncer des plans d’investissement de plusieurs milliards de dollars. Le prochain rapport trimestriel de l’entreprise, prévu pour août 2024, devrait apporter des précisions sur l’évolution de ses revenus liés aux centres de données et sur ses tendances de marge.



