L'AIE réduit ses prévisions d'approvisionnement pétrolier pour 2026 en raison des incertitudes sur le détroit d'Ormuz
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) alerte sur un déficit de l'offre mondiale de pétrole d'environ 1 million de barils par jour d'ici 2026, en raison des risques persistants liés à la réouverture du détroit d'Ormuz.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu à la baisse ses prévisions de croissance de l'offre mondiale de pétrole d'ici 2026, invoquant comme principal motif les incertitudes persistantes quant à la réouverture du détroit d'Ormuz.
Dans son dernier rapport sur les perspectives du marché pétrolier à moyen terme, l'AIE estime que la croissance de l'offre devrait rester inférieure à la demande d'environ 1 million de barils par jour (b/j) d'ici 2026, contre ses précédentes estimations. L'agence attribue cette révision à des retards dans le rétablissement de la pleine capacité opérationnelle du détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le transit mondial du pétrole.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole maritime mondial, a connu ces dernières années des perturbations intermittentes en raison des tensions géopolitiques. L'AIE souligne que, malgré certains progrès vers une stabilisation de la région, le calendrier d'une réouverture totale reste incertain, ce qui accentue les risques côté offre.
Cette révision des prévisions intervient alors que la demande mondiale de pétrole devrait progresser d'environ 1,2 million de barils par jour chaque année jusqu'en 2026, portée par la reprise économique post-pandémie et l'activité industrielle dans les marchés émergents. Cependant, l'AIE met en garde contre les contraintes d'approvisionnement, notamment dans les régions hors OPEP, qui pourraient limiter la capacité à répondre à cette croissance de la demande.
Les cours du pétrole ont réagi modestement à ce rapport, le contrat à terme sur le Brent s'échangeant aux alentours de 85 dollars le baril en début de séance. Les analystes estiment que l'avertissement de l'AIE souligne la fragilité de l'équilibre actuel entre l'offre et la demande, alors même que l'OPEP+ continue de gérer ses réductions de production pour soutenir les prix.
L'agence a également mis en avant le rôle de la croissance de l'offre hors OPEP, notamment aux États-Unis, au Brésil et au Guyana, dans la compensation partielle des déficits. Toutefois, elle a prévenu que des retards dans les projets d'infrastructure ou une escalade géopolitique pourraient creuser l'écart entre l'offre et la demande.
Les nouvelles perspectives de l'AIE alimentent les inquiétudes quant à la sécurité énergétique, en particulier en Europe et en Asie, où la dépendance au pétrole du Moyen-Orient reste élevée. Les décideurs politiques et les acteurs du secteur sont appelés à suivre de près l'évolution de la situation dans le détroit d'Ormuz et sur d'autres routes d'approvisionnement clés dans les mois à venir.


Sophie covers currency markets and central bank policy across Europe, with a focus on how rate decisions ripple through FX pairs. She has been tracking the ECB's policy path since the start of the current easing cycle.
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