Les vols de musées et de sites culturels sont devenus plus violents et plus fréquents, car les criminels ciblent de plus en plus l'or, les bijoux et les artefacts de grande valeur en raison de leur liquidité et de leur facilité de revente, indique Europol dans un rapport. Les structures de criminalité organisée traditionnelles ont été remplacées par des groupes décentralisés recrutés via les médias sociaux dans un modèle « du crime comme service », selon l'agence de répression des lois de l'UE.
Ce changement coïncide avec une hausse de 85 % des prix de l'or au cours des deux dernières années, qui a conduit les voleurs vers les métaux précieux et les pierres précieuses qui peuvent être recyclés ou dénaturés en conservant des traces forensiques minimales. Europol a noté que les nuggets d'or, les pièces de monnaie, les bijoux et les objets antiques — comme un casque en or de la dynastie dacique datant de 2 500 ans, volé à un musée hollandais en janvier 2025 en employant des explosifs — sont désormais les cibles primaires.
Les méthodes employées sont passées de la furtivité à une force brutale. Les criminels utilisent des outils tels que des marteaux, des haches et des coups de脫uvres pour percuter les vitrines, tandis que d'autres mettent en œuvre des explosifs pour s'introduire dans les lieux. Ces attaques impliquent souvent des menaces à l'encontre des gardiens et des visiteurs, ce qui reflète une tendance générale vers des opérations à risque élevé assorties de gains importants. L'Association des marchés de l'or de Londres a mis en garde contre le fait que les prix record de l'or ont amplifié les flux illicites et les distorsions du marché, favorisant d'autant plus ce type de crimes.
Le musée du Louvre à Paris a été une récente victime de grande envergure en octobre 2025, lorsque des voleurs ont dérobé des bijoux évalués à 88 millions d'euros, y compris la tiara de l'impératrice Eugénie. Europol a souligné que la portabilité et la fongibilité inhérentes aux marchandises volées en faisaient des biens particulièrement attractifs pour le blanchiment et la revente, ce qui compliquait les efforts de récupération des autorités.
L'agence a attribué cette augmentation de la violence et de la fréquence à la décentralisation des réseaux criminels, qui opèrent maintenant avec une hiérarchie minimale et s'appuient sur le recrutement en direct via des plates-formes en ligne. Cette évolution a réduit les barrières d'entrée pour les voleurs opportunistes, tout en augmentant l'imprévisibilité de ce type de cambriolages.












