Le groupe CSL a annoncé jeudi un recul de 2 % de son bénéfice net annuel, les coûts de restructuration plus élevés ayant neutralisé la croissance de ses revenus dans ses divisions phares, dédiées aux thérapies par plasma et aux vaccins.
Basé à Melbourne, ce géant australien des biotechnologies a indiqué que le bénéfice net attribuable à ses actionnaires s’est établi à 2,13 milliards de dollars australiens (1,42 milliard de dollars américains) pour l’exercice clos le 30 juin 2024, contre 2,17 milliards un an plus tôt. Le chiffre d’affaires a progressé de 6 % pour atteindre 13,7 milliards de dollars australiens, porté par une demande accrue en immunoglobulines et en albumine, ainsi que par les contributions de sa filiale Seqirus, spécialisée dans les vaccins.
Toutefois, le résultat du groupe a été alourdi par 350 millions de dollars australiens de coûts de restructuration et d’intégration, principalement liés à l’acquisition de Vifor Pharma et à des ajustements opérationnels internes. Hors ces dépenses exceptionnelles, le bénéfice sous-jacent a progressé de 5 % pour s’élever à 2,48 milliards de dollars australiens, a précisé l’entreprise.
Paul McKenzie, directeur général de CSL, a reconnu l’impact de la restructuration tout en soulignant les avancées dans l’intégration des activités de Vifor et l’augmentation de ses capacités de production. « Bien que la restructuration ait pesé sur les résultats à court terme, nous restons confiants dans la trajectoire de croissance à long terme de notre franchise plasma et de notre portefeuille de vaccins », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Le groupe a maintenu son dividende annuel à 1,25 dollar australien par action, confirmant sa confiance dans sa résilience financière malgré des vents contraires macroéconomiques, notamment des pressions inflationnistes et des contraintes persistantes sur les chaînes d’approvisionnement.
L’action CSL affichait peu de mouvements en début de séance, les investisseurs se focalisant sur l’équilibre entre les coûts de restructuration et les bénéfices stratégiques à long terme.



