Six banques mondiales ont accepté de payer un total de 86,4 millions de dollars pour régler les allégations selon lesquelles elles auraient manipulé les prix du marché des obligations gouvernementales du Mexique, selon des documents déposés au tribunal fédéral de Manhattan.
Le règlement met fin à un procès américain accusant les banques de conspirer pour manipuler les prix des obligations souveraines mexicaines, connues sous le nom de bonos, entre 2010 et 2015. Le cas a été intenté par des investisseurs qui affirmaient que la collusion supposée avait déformé le commerce dans le marché secondaire de ces titres.
Les défendeurs comprennent des filiales de JPMorgan Chase, Citigroup, Bank of America, Barclays, Deutsche Bank et Goldman Sachs, selon les dépôts de procédure. Chaque banque n'a ni nié ni admis de faute dans le cadre de l'accord.
L'importance du règlement se situe parmi les plus élevées dans les cas récents impliquant des allégations de malversations dans le commerce des dettes des marchés émergents. Les obligations gouvernementales mexicaines constituent un indicateur clé pour les marchés de la dette latino-américaine, et la manipulation des prix dans de tels instruments peut avoir des implications plus larges pour la confiance des investisseurs et les flux de capitaux.
La résolution suit une série d'actions de régulation menées par les régulateurs américains et mexicains ciblant les malversations dans les marchés des titres à revenu fixe, notamment des affaires antérieures impliquant la manipulation de devises et de taux d'intérêt. Les filiales des banques nommées dans le procès opéraient principalement à New York et à Londres, où se déroule une grande partie du commerce des dettes souveraines mexicaines.
L'accord doit encore être approuvé par le juge du district américain Paul A. Engelmayer, qui a présidé des procédures judiciaires connexes. Aucune date de procès n'avait été fixée avant l'annonce du règlement.


