L’etentamig, traitement expérimental d’AbbVie, a atteint ses objectifs principaux dans un essai clinique de phase avancée évaluant son utilisation chez des patients atteints de myélome multiple en rechute ou réfractaire.
L’étude de phase 3 CERVINO, qui a recruté 393 patients, a comparé l’etentamig aux thérapies standards disponibles. Les participants avaient reçu en médiane trois lignes de traitement antérieures et avaient été exposés à des inhibiteurs du protéasome, des médicaments immunomodulateurs et des anticorps monoclonaux anti-CD38. L’etentamig est administré une fois par mois après une dose initiale progressive.
Après un suivi médian de 11,4 mois, l’etentamig a affiché un taux de réponse objective de 74,0 %, contre 45,7 % pour les thérapies standards, avec une différence statistiquement significative (P < 0,0001). Le traitement expérimental a également réduit de 60 % le risque de progression de la maladie ou de décès, avec un rapport de risque de 0,40 (IC à 95 %, 0,29–0,54 ; P < 0,0001).
À 12 mois, le taux de survie globale était de 87,9 % pour les patients traités par l’etentamig, contre 72,0 % pour ceux sous thérapies standards, bien que le seuil d’efficacité prédéfini pour la survie globale n’ait pas été atteint à la date de clôture des données. Les données de sécurité ont révélé des infections de grade 3 ou 4 chez 27,7 % des patients sous etentamig, contre 19,2 % sous thérapies standards, tandis que les infections mortelles sont survenues dans 1,5 % des cas contre 3,1 %, respectivement.
Le syndrome de libération des cytokines a été signalé chez 28,3 % des patients sous etentamig, principalement des événements de grade 1, sans cas de grade 3 ou supérieur. Un patient a présenté un syndrome de neurotoxicité associé aux cellules effectrices immunitaires de grade 1. Les arrêts de traitement dus aux effets indésirables ont été moins fréquents avec l’etentamig, à 3,6 %, contre 9,6 % pour les thérapies standards.
Les résultats complets seront présentés lors du congrès annuel de l’International Myeloma Society à Glasgow, en Écosse, le 25 septembre 2026. AbbVie prévoit d’échanger ces résultats avec les régulateurs mondiaux.












